Anne Morgan
Fondatrice du musée, cette citoyenne des États-Unis d’Amérique, amoureuse de la France, dédia la plus grande partie de sa vie, qu’elle passa en France, à renforcer l’amitié entre ces deux peuples. Femme d’action, elle créa et présida lors des deux guerres mondiales plusieurs associations de secours aux blessés et d’aide à la reconstruction.
Anne Morgan, fille du célèbre banquier américain John Pierpont Morgan, fondateur de la banque JP Morgan, première banque mondiale aujourd’hui, se mobilise dès 1914 à partir des Etats-Unis, en faveur des victimes françaises, soldats et civiles. En avril 1917, l’armée française lui confie le domaine de Blérancourt, situé à quelques kilomètres du front qui constituera son QG et son hôpital pour accueillir et soigner les victimes du conflit. En 1918, elle crée avec son amie Anne Murray Dike, le Comité Américain pour les Régions Dévastées (CARD) afin de venir en aide aux populations civiles de l’Aisne, particulièrement touchées par les destructions et les difficultés de ravitaillement. Essentiellement composées de femmes bénévoles, ses équipes entreprennent leurs actions d’aide humanitaire grâce à leur service motorisé où s’activent de nombreuses “chauffeuses”. Elles s’attachent en priorité à l’acheminement d’habits, de couvertures, d’ustensiles de cuisine, d’outils agricoles, de semences et de bétail.
Anne Morgan cherche également à apporter aux populations picardes les moyens matériels et le soutien moral dont elles ont besoin pour rebâtir leurs villages. Elle contribuera à la reconstruction en Picardie jusqu’en 1923, de plus de 130 villages dévastés par la guerre. Elle y a créé des structures sanitaires mais aussi des écoles et des bibliothèques.
Anne Morgan reçut la Légion d’Honneur en 1924 et fut élevée au grade de Commandeur en 1932. En 1939, sentant la tension politique monter, elle revient à Blérancourt fonder le Comité Américain de Secours aux Civils pour évacuer les populations de la zone occupée vers la France libre. Elle est forcée de fuir en 1940 sous la pression allemande. Elle continue de voyager entre la France et les Etats-Unis et réside lors de ses séjours en France à Blérancourt dans un des deux pavillons du 17ème siècle du Musée qui a été restauré à l’identique, et ce jusqu'à sa mort en 1952.

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